-
D'après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
une fille des 'Ansâr s'est mariée. Elle tomba malade et ses cheveux tombèrent et comme les siens voulurent lui mettre de faux cheveux, ils vinrent consulter l'Envoyé d'Allah (pbAsl) à ce sujet, qui maudit celle qui met des faux cheveux à une autre et celle qui porte des faux cheveux.
-
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a maudit celle qui met des faux cheveux (aux autres femmes) et celle qui s'en fait mettre, celle qui tatoue et celle qui se fait tatouer.
-
Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Allah a maudit les femmes qui tatouent et celles qui se font tatouer, les femmes qui épilent (aux autres femmes) le visage ou les sourcils et celles qui s'épilent le visage ou les sourcils, celles qui se liment les dents pour se rendre plus belles en dénaturant l'œuvre d'Allah". Une femme des Banû 'Asad, surnommée `Umm Y`aqûb, qui récitait le Coran, ayant eu courant de cela, vint trouver `Abd-Allah et lui dit: "On m'a dit que tu avais maudit celles qui tatouent, celles qui se font tatouer, celles qui épilent (aux autres femmes) le visage ou les sourcils et celles qui s'épilent le visage ou les sourcils et celles qui se liment les dents par coquetterie parce qu'elles changent la Création d'Allah". Il lui répondit: "Pourquoi ne maudirais-je pas celles que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) lui-même a maudites, d’après le Livre d'Allah?". - "J'ai lu, répliqua-t-elle, tout ce qui est entre les deux planchettes du Mushaf (c.-à-d., le Coran dont les feuillets étaient reliés à l'aide de deux planchettes qui formaient une sorte de reliure) et je n'y ai rien trouvé de tout ce que tu dis". - "Si tu l'avais vraiment lu, tu l'y aurais trouvé, reprit `Abd-Allah. Allah - à Lui la puissance et la gloire - a dit: " Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en;... " La femme rétorqua: "Cependant, je vois une chose de cela sur ta femme". Il lui dit alors: "Eh bien! Va voir". La femme se rendit chez la femme de `Abd-Allah et comme elle n'a rien trouvé de ce qu'elle supposait, elle revint lui dire: "Je n'en ai rien trouvé". Il lui répondit: "Si elle pratiquait cela, nous ne trouverions plus dans une même maison".
-
Récit rapporté d'après Mu`âwiya ibn 'Abî Sufyân (qu'Allah soit satisfait des deux):
Humayd ibn `Abd-Ar-Rahman ibn `Awf rapporte qu'il a entendu Mu`âwiya ibn 'Abî Sufyân, pendant l'année de son Hajj, dire en chaire, en prenant une mèche de cheveux des mains d'un garde (qui faisait la police de la ville): "O gens de Médine! Où sont donc vos savants? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) interdire une telle chose et ajouter: Les israélites n'ont été perdus que du jour où leurs femmes ont fait usage de faux cheveux".
-
D’après 'Asmâ' (qu'Allah soit satisfait d'elle),
une femme vint trouver le Prophète (pbAsl) et lui dit: "J'ai une co-épouse. Commettrais-je une faute si je prenais davantage des biens de mon mari, plus qu’il me donne?". - "Celui qui prend davantage de ce qu’on ne lui a point donné, répondit l'Envoyé d'Allah (pbAsl), est comme celui qui revêt un double costume d'imposture".
-
D’après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
un homme ayant appelé un autre à "Al-Baqî`" en disant: "O 'Abû Al-Qâsim", l'Envoyé d'Allah se tourna du côté de l'homme qui lui dit: "O Envoyé d'Allah (pbAsl) ce n'est pas toi que j'ai voulu désigner, mais untel". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit alors: "Portez mon nom (Muhammad), mais jamais mon surnom".
-
Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
Un fils naquit à un homme d'entre-nous et il voulut lui donner le nom de "Muhammad". Les siens lui dirent donc: "On ne te laissera pas donner le nom de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) à ton fils". L'homme porta son enfant sur ses épaules et vint trouver le Prophète (pbAsl) et dit: "O Envoyé d'Allah, il m'était né un fils, je lui donnai le nom de "Muhammad", les miens alors me dirent: "On ne te laissera pas donner le nom de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) à ton fils". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit alors: "Portez mon nom (Muhammad), mais jamais mon surnom ('Abû Al-Qâsim). Car, moi, J'ai été envoyé comme partageur chargé de partager entre vous (le sens du surnom exclusif au Prophète)'.
-
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
'Abû Al-Qâsim (pbAsl) a dit: "Portez mon nom, mais n'usez pas de mon surnom".
-
D’après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
Zaynab s'appelait "Barra" (c.-à-d., modèle de piété filiale); comme on disait d'elle qu'elle en tirait vanité, l'Envoyé d'Allah lui donna le nom de "Zaynab".
-
D’après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: Le nom le plus ignoble aux yeux d'Allah est: celui de l'homme qui s'appelle "roi des rois", (Ibn 'Abû Chayba a rapporté ce hadith en y ajoutant:) car il n’y a de Roi qu’Allah à Lui la puissance et la gloire.
-
Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Il m'était né un enfant. Je le portai au Prophète (pbAsl) qui lui donna le nom de 'Ibrâhîm, et lui frotta la gorge avec une datte".
-
D’après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
'Asmâ' bint 'Abî Bakr qui à l'époque était enceinte de `Abd-Allah ibn Az-Zubayr quitta La Mecque au moment où s'achevait le terme de sa grossesse et se rendit à Médine. Arrivée à Qubâ', elle y accoucha; ensuite elle apporta l'enfant à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) pour qu'il lui frotta la gorge. L'Envoyé d'Allah (pbAsl) le prit, le plaça sur ses genoux et demanda une datte. `A'icha poursuivit: "Quelque temps passa avant que nous ne la trouvions. Alors, il la mâcha et lança de sa salive dans la bouche de l'enfant, en sorte que la première chose qui pénétra dans son ventre fut la salive de l'Envoyé d'Allah (pbAsl)". 'Asmâ' a ensuite rapporté: "Après cela, il le frotta, fit une invocation pour lui et lui donna le nom de `Abd-Allah. Celui-ci vint à l'âge de sept ou de huit ans pour rendre le serment d'allégeance à l'Envoyé d'Allah (pbAsl), sous l'ordre de Az-Zubayr (son père). L'Envoyé d'Allah (pbAsl) sourit, le voyant venir à lui, puis accepta son serment d'allégeance".
-
`A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"On apporta les nouveau-nés à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) pour qu'il les bénît et leur frottât l'intérieur de la bouche avec une datte mâchée".
-
Sahl ibn Sa`d (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Au moment de sa naissance, on apporta Al-Mundhir ibn 'Abû 'Usayd à l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Le Prophète (pbAsl) prit l'enfant sur son genou tandis que 'Abû 'Usayd était assis. Comme le Prophète (pbAsl) était préoccupé de quelque chose qu'il avait devant lui, 'Abû 'Usayd ordonna d'enlever l'enfant des genoux de l'Envoyé d'Allah (pbAsl); puis on lui ordonna de partir. Quand l'Envoyé d'Allah (pbAsl) termina sa préoccupation, il demanda où était l'enfant. 'Abû 'Usayd lui répondit: "O Envoyé d'Allah, nous l'avons remis à sa place habituelle". "Quel nom lui a-t-on donné?", demanda le Prophète. - "Un Tel, ô Envoyé d'Allah!", répliqua-t-il. - "Non, son nom doit être Al-Mundhir ("celui qui avertit", c.-à-d. celui qui s'engage à faire le bien dans la crainte du châtiment éternel et non dans l'espoir de la félicité future)", reprit le Prophète. Depuis ce jour, l'enfant se nomma Al-Mundhir.
-
Al-Mughîra ibn Chu`ba (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Personne n'a posé des questions à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) au sujet de l'Antéchrist plus que moi. Un jour il me dit: "O fils! Que redoutes-tu de lui? Il ne te fera aucun mal!". Je lui dis: "On prétend qu'il apportera avec lui des ruisseaux et des montagnes du pain". Il répondit: "Il sera plus insignifiant que cela à l'égard d'Allah".
-
Récit rapporté par ‘Abû Mûsa (qu’Allah soit satisfait de lui): D'après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui):
Je me trouvais à Médine dans un cercle des 'Ansâr, quand 'Abû Mûsa, affolé -ou terrifié- vint nous trouver. Nous lui demandâmes alors: "Qu'est-ce que tu as?". Il répondit: "`Umar m'enjoignit de lui rendre visite. Quand je fus en face de la porte de sa demeure, je disais à trois reprises: (Que la paix soit sur vous), sans recevoir aucune réponse. Je donc revins sur mes pas". Plus tard, il (`Umar) me demanda: "Qu'est-ce que t'a empêché de venir me retrouver?". Je lui répliquai: "Je vins vous trouver et je répétai à trois reprises: (Que la paix soit sur vous); mais je ne reçus aucune réponse. Je donc revins sur mes pas; car l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit: "Quand l'un de vous a demandé trois fois l'autorisation d'entrer et qu'on ne lui a pas répondu, il doit s'en aller".