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Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
Nous étions avec le Prophète à Marr Az-Zahrân en train de cueillir des Kabâths (les fruits d'arak mûrs). - "Choisissez les noirs, s'écria l'Envoyé d'Allah (pbAsl), ce sont les meilleurs". - "O Envoyé d'Allah, alors, lui dit-on, il paraît que tu as gardé les moutons". - "Oui, nous répondit-il, y a-t-il un prophète qui ne les ait pas gardés?".
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et lui dit: "J’ai très faim". Le Prophète envoya (demander) à l'une de ses femmes de quoi lui donner à manger, elle lui répondit: "Par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, nous n'avons absolument rien sinon de l'eau". Comme il envoya (demander) à une autre, il reçut toujours la même réponse: "Je n'ai que l'eau". Il reçut cette même réponse de toutes ses femmes. Puis, le Prophète s'adressa aux fidèles: "Celui qui accordera l'hospitalité à cet homme cette nuit, Allah lui fera miséricorde". Un homme des 'Ansâr se leva alors et dit: "Moi, Envoyé d'Allah". Puis il emmena l'homme dans sa demeure et dit à sa femme: "As-tu quelque chose à manger?" Elle lui répondit: "Nous n'avons rien autre que le souper de nos enfants". Il lui dit alors: "Occupe-les par un moyen quelconque, et quand notre hôte entrera, éteints la lumière et fais-le croire que nous mangeons et lorsqu'il commencera à manger éteints la lampe". Cet homme des 'Ansâr s'assit avec sa femme et l'hôte prit son repas. Le lendemain matin, quand l'homme des 'Ansâr alla trouver le Prophète (pbAsl), celui-ci lui dit: "Allah a admiré la façon dont vous avez traité votre hôte cette nuit".
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D’après `Abd-Ar-Rahman ibn 'Abî Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui),
Nous étions cent trente personnes avec le Prophète (pbAsl), il nous dit: "Y a-t-il quelqu'un d'entre vous qui a de la nourriture?". Or il se trouva qu'un homme en avait un sâ` (mesure de 8 poignées de grandeur moyenne) ou presque une quantité équivalente de farine qu'on fit pétrir. A ce moment, arriva un polythéiste, de haute stature et aux cheveux ébouriffés; il conduisait un troupeau de moutons. - "A vendre ou à faire cadeau - ou suivant une variante à faire donation?", lui demanda le Prophète (pbAsl). - "Non, à vendre", répliqua l'homme. Le Prophète acheta de lui une brebis qu'on prépara; puis l'Envoyé d'Allah (pbAsl) ordonna d'en faire rôtir le foie. Le rapporteur poursuivit: "J'en jure par Dieu, il n'y eut pas un seul de ces cent trente hommes à qui l'Envoyé d'Allah (pbAsl) n'offrit un morceau de ce foie rôti. On servit un morceau à chacun de ceux qui étaient présents et on mit en réserve la part des absents. On fit remplir deux grands plats, nous en mangeâmes jusqu'à la satiété et il resta encore une part dans les deux plats, que je chargeai sur le chameau. Tel était le récit (ou quelque chose d'approchant)".
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D'après `Abd-Ar-Rahman ibn 'Abî Bakr (qu'Allah soit satisfait Des deux),
(Ceux qu'on appelait) les gens de la Suffa étaient des gens pauvres et l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit un jour: "Que celui qui a de la nourriture pour deux personnes, emmène une troisième; et que celui qui a de la nourriture pour quatre personnes, emmène une cinquième ou une sixième ou quelque chose d'approchant". 'Abû Bakr emmena alors trois personnes tandis que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) emmena dix convives. Les trois qu’emmena 'Abû Bakr furent, dit `Abd-Ar-Rahman, moi, mon père et ma mère, - Je ne sais pas, ajouta le rapporteur, s'il n'a pas ajouté: "Ma femme et mon serviteur qui faisait le service de notre maison et de celle de 'Abû Bakr" - 'Abû Bakr dîna avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl) puis resta (dans un coin de la mosquée) jusqu'à ce qu'il fît la prière de `ichâ (du soir); puis il revint (à sa place de retraite dans la mosquée) jusqu'à ce que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) fût endormis. Ensuite il rentra chez lui après qu'il se fut écoulé de la nuit telle partie qu'Allah voulut. - "Qu'est-ce qui t'a retenu loin de tes hôtes? - ou suivant une variante - de ton hôte", lui demanda sa femme. - "Ne leur as-tu donc pas servi le souper?", répondit 'Abû Bakr. - "Ils ont refusé de manger avant que tu ne fusses de retour", reprit-elle. - "On leur a vainement servi les mets; ils ont résisté". Comme j'allai me cacher, ajoute `Abd-Ar-Rahman, 'Abû Bakr me dit: "Scélérat!" Et il me menaça et m'injuria. Puis (s'adressant aux hôtes), il leur dit: "Mangez bien que le repas ne soit pas bon (maintenant). Quant à moi je n'en mangerai jamais (pensant qu'il n'y avait pas assez pour les invités et pour la famille, 'Abû Bakr injure son fils pour le manquement à l'hospitalité aux invités, et jure de ne pas manger)". Alors, j'en jure par Allah, nous n'avions pas pris une bouchée de mets, qu'il en sortait de dessous une quantité plus grande et, quand tout le monde fut rassasié, le plat était mieux garni qu'auparavant. Voyant qu'il en restait autant, sinon plus, 'Abû Bakr dit à sa femme: "O sœur des Banû Firâs!, que se passe-t-il donc?". - "Je l'ignore, répondit-elle, je le jure par (Celui qui a crée) la fraîcheur de mon œil! Mais il y a maintenant trois fois autant de mets qu'il y en avait auparavant". 'Abû Bakr, goûtant alors de ce mets, dit: "C'est le diable seul qui m'avait poussé à cela, c'est-à-dire à jurer (que je n'en mangerai pas)". Après avoir avalé une bouchée, il porta le plat chez l'Envoyé d'Allah (pbAsl) où il resta jusqu'au matin. A ce moment expirait une trêve que nous avions conclue avec une tribu. Nous répartîmes (leur délégation) sous douze décurions de chez eux (pour représenter leurs contribuables), chacun d'eux ayant avec lui un certain nombre d'individus dont Allah sait mieux que personne le nombre. Quoi qu'il en soit, le Prophète leur envoya de ce mets et ils en mangèrent tous, dit `Abd-Ar-Rahman; ou comme il l’a dit.
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit: "Un repas pour deux personnes suffit à trois personnes et un repas pour trois personnes suffit à quatre personnes".
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D’après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
"Le Prophète (pbAsl) a dit: "L'infidèle mange dans sept intestins tandis que le Croyant mange dans un seul intestin".
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D'après 'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Le Croyant mange dans un seul intestin et l'infidèle mange dans sept intestins".
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'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Jamais l'Envoyé d'Allah (pbAsl) ne dit de mal d'un mets; s'il l'aimait, il en mangeait; s'il ne l'aimait pas, il le laissait".
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D'après 'Umm Salama, la femme du Prophète (qu'Allah soit satisfait d'elle),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celui qui boit dans un vase en argent ne fait qu'ingurgiter dans son ventre le feu de la Géhenne".
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Al-Barâ' ibn `Azib (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) nous a enjoint de faire sept choses et nous a interdits de faire sept autres. Il nous a enjoint de visiter les malades, de suivre les convois funèbres, de dire: "Allah vous fasse miséricorde!" à celui qui loue Allah après avoir éternué, de déférer au serment des gens, d'assister l'opprimé, d'accepter les invitations et d’adresser les salutations à tout le monde. Il nous a interdits de porter des bagues en or, de boire dans des vases en argent, de se servir des selles en soie, de se vêtir des étoffes dites "qassy" (une variété rayée de soie), de porter des vêtements de soie, de brocart et de satin.
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D’après Hudhayfa (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) avait dit: "Ne buvez pas dans des vases en or ou en argent. Ne portez point de vêtements de brocart, ni de soie. Ces choses-là sont pour les infidèles dans l’ici-bas; tandis que vous, vous les aurez dans l'au-delà, au Jour de la Résurrection".
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D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
`Umar ibn Al-Khattâb ayant vu un complet de soie près de la porte de la mosquée, dit: "O Envoyé d'Allah, tu pourrais acheter cette tunique pour la mettre le jour du vendredi et aussi pour recevoir les députations qui viennent te trouver". - "Il n'y a que ceux qui n'ont pas de part dans l'autre monde qui mettent des complets de ce genre", répondit l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Dans la suite, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) ayant reçu un certain nombre de tuniques semblables, en fit cadeau d'une à `Umar. - "Comment! ô Envoyé d'Allah, dit `Umar, tu me donnes ceci à vêtir après ce que tu m'as dit au sujet du complet de `Utârid". - "Moi, je ne te la donne pas pour en vêtir", répliqua l'Envoyé d'Allah (pbAsl). `Umar en fit donc cadeau à un frère idolâtre qu'il avait à La Mecque.
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D’après `Alî (qu'Allah soit satisfait de lui),
On fit cadeau à L'Envoyé d'Allah (pbAsl) d’une tunique en soie qu’il m'envoya. Quand je m'en vêtit, je vis la colère se peindre sur son visage et il me dit: "Je ne te l'ai pas envoyée pour que tu la vêtes, mais pour que tu la découpes en voiles et que tu les distribues aux femmes".
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D’après 'Anas ibn Malîk (qu'Allah soit satisfait de lui),
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) envoya à `Umar un manteau en satin, `Umar lui dit: "Tu m'as envoyé ce manteau et tu nous as mis en garde de porter un vêtement pareil?". Il lui répondit: "Je ne te l'ai pas envoyé pour en vêtir, mais pour le vendre et t'en servir de son prix".
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D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celui qui a porté le soie dans l’ici-bas ne le portera pas dans l'au-delà".