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D'après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
le Prophète (pbAsl) avait mis le siège devant At-Tâ'if sans obtenir le moindre résultat. Le Prophète (pbAsl) dit alors: "Nous allons, si Allah veut, retourner (à Médine)". Les fidèles étaient peinés de cette résolution: "Comment, s'écrièrent-ils, nous partons sans prendre la ville!". Le Prophète (pbAsl) ordonna alors: "Attaquons donc la ville demain matin". L'attaque eut lieu et il y eut de nombreux blessés. - "Demain, si Allah veut, dit le Prophète, nous retournerons (à Médine)". Et comme les fidèles témoignèrent leur contentement, le Prophète (pbAsl) se mit à rire.
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Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand le Prophète entra à La Mecque, - Ibn 'Abû `Umar ajouta: le jour de la Conquête -, il y avait autour de la Ka`ba trois cent soixante idoles. Du bout d'une baguette qu'il tenait à la main, il piqua chaque idole en disant: " La Vérité (l'islam) est venue et l'Erreur a disparu. Car l'erreur est destinée à disparaître. " " La Vérité (l'islam) est venue. Et le Faux (la mécréance) ne peut rien commencer ni renouveler. "
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D’après Al-Barâ' ibn `Azib (qu'Allah soit satisfait de lui),
lorsque le Prophète (pbAsl) conclut avec les polythéistes la trêve d'Al-Hudaybiya, `Alî ibn 'Abî Tâlib se mit à consigner par écrit les conditions de l'arrangement; et il écrivit: "Voici à quoi souscrit Muhammad, l’Envoyé d'Allah". - "Nous n'acceptons pas cette rédaction, déclarent les infidèles, car si nous savions que tu es bien l'Envoyé d'Allah, nous ne t'aurions pas combattu". - "Efface-le", dit le Prophète à `Alî. - "Par Dieu! répondit ce dernier, je ne l'effacerai jamais". Le Prophète (pbAsl) effaça alors de sa propre main les mots contestés. Une des conditions inscrites fut que les musulmans entrent à La Mecque pourvu qu'ils la quittent après trois jours et qu'ils ne portent en entrant aucune arme sauf les Julubbân. Comme je demandai à 'Abû 'Ishâq ce que signifie le mot Julubbân, il me répondit: "Il s'agit du fourreau et de son contenu".
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D'après Sahl ibn Hunayf (qu'Allah soit satisfait de lui),
'Abû Wâ'il a rapporté: Le jour de Siffîn; Sahl ibn Hunayf se leva et dit: "O musulmans! Défiez-vous de vos opinions personnelles. Nous autres, nous étions auprès du Prophète (pbAsl) le jour de la trêve d'Al-Hudaybiya conclue entre le Prophète et les infidèles et, si nous avions voulu les combattre, certes nous l'aurions fait!". En fait, `Umar ibn Al-Khattâb vint vers le Prophète (pbAsl) lui dire: "O Envoyé d'Allah! Ne sommes-nous donc pas dans la Vérité et eux dans l'Erreur?". - "Si" - "Les morts parmi nos combattants, n'iront-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer?". - "Si". - "Pourquoi donc concéderions-nous l'humiliation dans notre religion? Reviendrons-nous sans qu'encore Allah ait tranché, entre eux et nous?". - "O Ibn Al-Khattâb, lui répondit le Prophète, je suis l'Envoyé d'Allah; et le Seigneur ne me mènera jamais à la perdition". Là-dessus, `Umar, ne pouvant se contenir, se rendit chez 'Abû Bakr et lui dit alors: "O 'Abû Bakr! Ne sommes-nous donc pas dans la Vérité et eux dans l'Erreur?". - "Si" - "Les morts parmi nos combattants n'iront-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer?". - "Si" - "Pourquoi donc concéderions-nous l'humiliation dans notre religion? Reviendrons-nous sans qu'encore Allah ait tranché entre eux et nous?". - "O Ibn Al-Khattâb, c'est lui, l'Envoyé d'Allah; et le Seigneur ne le mènera jamais à la perdition". C'est alors que fut révélée la sourate Al-Fath (la victoire éclatante); l'Envoyé d'Allah envoya chercher `Umar et la lui récita entièrement. - "Est-ce donc la victoire O Envoyé d'Allah?", lui demanda-t-il; et l'Envoyé d'Allah répondit: "Oui", `Umar s'en alla alors, réjoui.
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D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
comme les Compagnons du Prophète étaient extrêmement chagrinés du retour d' Al-Hudaybiya et alors que le Prophète y avait fait immoler les bêtes du sacrifice, ces versets furent révélés: " En vérité Nous t'avons accordé une victoire éclatante... Jusqu'à ...un énorme succès. " Le Prophète dit alors à ses Compagnons: "Il m'a été révélé un verset qui m'est plus cher que ce monde et tout ce qu’il comporte".
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D’après Sahl ibn Sa`d (qu'Allah soit satisfait de lui),
comme on l'interrogea sur la blessure dont fut atteint le Prophète (pbAsl), à la bataille de 'Uhud, il répondit: "L'Envoyé d'Allah (pbAsl) fut blessé au visage; il eut une dent incisive brisée, et son casque fracassé sur sa tête. Fâtima, la fille de l'Envoyé d'Allah lavait le sang de sa blessure, tandis que `Alî ibn 'Abî Tâlib lui versait l'eau se trouvant dans le creux de son bouclier. Lorsque Fâtima vit que l'eau ne fait qu'augmenter le flot de sang, elle prit une natte, la brûla et, lorsque celle-ci fut calcinée, elle l'appliqua sur la blessure et alors le sang s'arrêta de couler".
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`Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Il me semble encore voir l'Envoyé d'Allah (pbAsl), parlant de l'un des prophètes ayant été frappé par son peuple et qui essuyait le sang coulant sur son visage en disant: "Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas".
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Vive est la colère d'Allah contre des gens qui ont ainsi traité Son Prophète". Et, ce disant, il montrait sa canine (brisée). Le Prophète (pbAsl) ajouta: "Vive est la colère d'Allah contre un homme que l'Envoyé d'Allah a tué dans la guerre sainte".
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D'après Ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) faisait la prière auprès de la Maison Sacrée, alors que 'Abû Jahl et ses compagnons étaient assis non loin de lui. Comme on venait d'égorger un chameau la veille, 'Abû Jahl dit: "Lequel d'entre vous pourra apporter le placenta de la chamelle des Banû tel et le mettra sur le dos de Muhammad, quand il se prosternera?". Le plus malheureux d'entre eux se leva et apporta le placenta, puis il attendit que le Prophète (pbAsl) se prosternât et le mit sur son dos entre ses épaules. Ils éclatèrent de rire en se penchant les uns vers les autres. Quant à moi, ajouta le transmetteur, quoique j'aie assisté à cette scène, je n'ai pas pu agir; or si j'avais quelque force, j'aurai ôté ce placenta loin des épaules du Prophète (pbAsl). Le Prophète (pbAsl) demeura alors prosterné, alors qu’un homme alla prévenir Fâtima, encore très jeune, qui ne tarda pas à venir. Elle prit le placenta, le jeta loin de son père et se tournant vers les Qoraychites, elle les invectiva. Ayant terminé sa prière, le Prophète (pbAsl) leva sa voix en appelant les malédictions sur les Qoraychites. Quand il maudissait les impies, le Prophète avait l'habitude de le faire trois fois et quand il invoquait Allah, il le faisait à trois reprises aussi; et c'était ainsi qu'il le fit ce jour-là: "Grand Dieu! C'est à Toi de ruiner les Qoraychites". Quand ils entendirent sa voix, les Qoraychites cessèrent de rire redoutant l'exaucement de son invocation. Le Prophète, quant à lui, poursuivit: "Grand Dieu! Tire vengeance de 'Abû Jahl ibn Hichâm, de `Utba ibn Rabî`a, de Chayba ibn Rabî`a, d'Al-Walîd ibn `Uqba, de 'Umayya ibn Khalaf, et de `Uqba ibn 'Abî Mu`ayt". Le transmetteur ajoute qu'il a mentionné un septième mais qu'il n'a pas retenu son nom et poursuit: "Par Celui qui, par la Vérité, a envoyé Muhammad (pbAsl) j'ai vu tous ces gens-là morts le jour de la bataille de Badr et on les traîna jusqu'au puits de Badr ".
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D’après `A'icha, femme du Prophète, (qu'Allah soit satisfait d'elle),
elle lui demanda un jour: "Y eut-il jamais pour toi une journée plus pénible que celle de la bataille de 'Uhud?". - "Certes, répondit-il, j'ai eu bien à souffrir de tes compatriotes, mais ce qui me fut le plus pénible de leur part, ce fut l'affaire d' Al-`Aqaba, lorsque, à l'exposé de mes demandes, Ibn `Abd Yâlîl ibn `Abd Kulâl répondit par un refus total. Je me retournai, affligé ne sachant trop où diriger mes pas et ne recouvrai mes esprits qu'arrivé à Qarn Ath-Tha`âlib; et alors, levant la tête, voilà que je vis un nuage qui me couvrait de son ombre et, l'ayant considéré, voilà que dedans j'aperçus Gabriel qui m'appela et me dit: "Allah, l’Exalté, a bien entendu les propos de tes compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et il t’a envoyé l'Ange des montagnes pour que tu lui donnes, au sujet de ces infidèles, tel ordre qu'il te plaira". L'Ange des montagnes, m'ayant appelé, me salua et me répéta ce qu'avait dit Gabriel: "O Muhammad! Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et je suis l'Ange des montagnes et ton Seigneur m’a envoyé vers toi pour me dicter ton ordre à leur sujet. Désires-tu que je fasse replier sur eux les deux grandes montagnes qui dominent La Mecque?". - "Non, répondis-je, car du dos de ces impies, j'espère qu'Allah fera sortir des fidèles qui L'adoreront Seul sans Lui donner d'associés".
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D’après Jundub ibn 'Abî Sufyân (qu'Allah soit satisfait de lui),
pendant une des batailles, le doigt du Prophète (pbAsl) fut blessé; le Prophète dit alors: "Tu n’es autre qu'un doigt en sang. Et ce qui t'a atteint, est dans le sentier d'Allah, le Grand".
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Jundab (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Ange Gabriel étant resté quelque jour sans se montrer au Prophète (pbAsl), les Qoraychites dirent: "Il (le Prophète) est abandonné". C'est alors que fut révélé: " Par le Jour Montant! Et par la nuit quand elle couvre tout! Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni détesté."