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'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Alors qu’un juif étalait sa marchandise (devant les clients), on lui en offrit un prix qu'il trouva dérisoire, - `Abd Al-`Azîz n'a pas précisé le degré de l'insatisfaction du juif: - "Non, s'écria-t-il, j'en jure par Celui qui a élu Moïse (que la paix soit sur lui) parmi tous les êtres humains!". Un homme des 'Ansâr, ayant entendu ces paroles, se leva, souffleta le juif et dit: "Comment! Tu dis: J'en jure par Celui qui a élu Moïse parmi tous les êtres humains, alors que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) est au milieu de nous!". Le juif se rendit alors auprès du Prophète (pbAsl) et lui dit: "O 'Abû Al-Qâsim (surnom du Prophète)! Je suis ici sous la foi des traités, pourquoi donc untel m'a-t-il frappé sur le visage?". - "Pourquoi l'as-tu giflé?", demanda le Prophète au musulman. L'homme ayant raconté l'aventure, le Prophète (pbAsl) fut atteint d'une colère dont les traces se dessinaient sur le visage. Puis il dit: "Ne faites pas de distinction entre les prophètes d'Allah (donnant votre prédilection aux uns sur les autres). Le jour où on soufflera dans la Trompette, à l'exception de celui qu'Allah voudra, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre s'évanouiront. On soufflera une seconde fois dans la Trompette et je serai le premier à être ressuscité - ou dans une variante: parmi les premiers qui seront ressuscités. A ce moment, Moïse sera cramponné au Trône divin. Je ne sais si on lui a déjà tenu compte lors de son premier évanouissement le jour du At-Tûr (lorsque Allah s'est adressé à lui) ou s'il a été ressuscité avant moi. Quant à moi, je ne dirai jamais que quelqu'un vaut mieux que Jonas fils d'Amittaï".
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D’après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait des deux),
le Prophète (pbAsl) a dit: Il ne convient à personne de dire: "Je vaux mieux que Jonas fils d'Amittaï" et Amittaï est le nom du père de Jonas.
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D’après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
Quelqu'un dit: "O Envoyé d'Allah, quel est l'homme le plus noble?". - "C'est, répondit-il, celui qui est le plus pieux". - "Ce n'est pas cela que nous demandons", lui répliqua-t-on. - "C'est, reprit-il, Joseph, fils d'un prophète d'Allah, fils lui-même d'un prophète d'Allah, fils de l'Ami Fidèle d'Allah ('Ibrâhîm)". - "Ce n'est pas cela que nous demandons", ajouta-t-on. - "C'est donc, reprit Muhammad, sur les hommes de valeur des Arabes que vous m'interrogez. Ceux qui ont été les meilleurs d'entre eux dans les temps antéislamiques sont également les meilleurs d'entre eux dans l'islam lorsqu'ils sont instruits (dans la religion)".
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D’après 'Abû Bakr As-Siddîq (qu'Allah soit satisfait de lui),
J'étais avec le Prophète dans la caverne, lorsque je vis venir les polythéistes (qui nous poursuivaient). Je lui dis: "O Prophète d'Allah! Si l'un d'eux baissait les yeux, il nous verrait". - "Tais-toi, ô 'Abû Bakr, me répondit-il, que penses-tu de deux (personnes) dont Allah est le troisième (qui les enveloppe de Sa protection)".
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D'après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) faisant un prône, s'exprima ainsi: "Allah, ayant donné à un de Ses serviteurs le choix entre les biens de ce monde et ceux qui sont par-devers Lui, cet homme a choisi ce dernier lot". 'Abû Bakr se mit alors à pleurer et dit: "Que nous sacrifions pour toi nos pères et nos mères!". Or, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) était ce Serviteur à qui Allah a donné ce choix et 'Abû Bakr était la personne la plus informée à son sujet. - "L'homme, dit le Prophète, qui a été le plus généreux vis-à-vis de moi avec son affection et sa fortune, c'est 'Abû Bakr. Si j'avais dû choisir quelqu'un parmi ma Communauté comme ami fidèle, certes j'aurais choisi 'Abû Bakr, mais la fraternité islamique et l'affection réciproque des fidèles (sont préférables à l'amitié). Qu'on ne conserve aucune porte particulière (poterne d'accès aux appartements) dans la mosquée sans la boucher, sauf celle de 'Abû Bakr".
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D’après `Amr ibn Al-`As (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) l'ayant mis à la tête des troupes de l'expédition de Dhât as-Salâsil, il alla le trouver et lui dit: "Quelle est la personne que tu aimes le plus?". - "`A'icha ", répondit-il. - "Et parmi les hommes?", reprit `Amr. - "Son père ('Abû Bakr)". - "Et qui encore?". - "`Umar (ibn Al-Khattâb)". Puis il énuméra d'autres hommes.
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Récit rapporté par Jubayr ibn Mut`im (qu'Allah soit satisfait de lui):
Muhammad ibn Jubayr ibn Mut`im rapporte d'après son père, qu'une femme étant venue interroger le Prophète (pbAsl) sur quelque chose, celui-ci (après lui avoir donné ses instructions) lui enjoignit de revenir plus tard. - "O Envoyé d'Allah, dit-elle, mais que devrai-je faire, si je viens et que je ne te trouve pas?". - c'est comme si elle faisait allusion à la mort du Prophète, selon Jubayr -. "Si tu ne me trouves pas, répondit-il, adresse-toi à 'Abû Bakr ".
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`A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
l'Envoyé d'Allah (pbAsl), au cours de sa maladie, m’a dit: Appelle-moi ton père 'Abû Bakr et ton frère afin que je dicte une lettre, car j'ai peur que quelqu'un ne souhaite et qu'il ne dise: "Je suis le plus méritoire (que quiconque pour être à la tête des musulmans après la mort du Prophète)", pourtant Allah et les Croyants refusent et n'acceptent que 'Abû Bakr.
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D’après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: Pendant qu'un homme était en train de mener une vache qu’il avait chargée de bagages, celle-ci se tourna vers lui et dit: "Je n'ai pas été créée pour cela, j'ai été créée pour le labour". Effarés, les hommes s'exclamèrent: "Gloire à Allah! Est-ce vrai qu'une vache peut parler?". - "Je crois cela, dit le Prophète, 'Abû Bakr et `Umar le croient également". 'Abû Hurayra ajoute: Le Prophète (pbAsl) a dit: Alors qu’un berger surveillait son troupeau, le loup en prit une brebis. Le berger se mit à sa poursuite et put la sauver. - "Et qui donc la sauvera, s'écria le loup, le jour du lion, ce jour où il n'y aura pas d'autre berger que moi?". Les gens s'exclamèrent: "Gloire à Allah!". - "Je crois cela, ajouta le Prophète (pbAsl); 'Abû Bakr et `Umar le croient également".
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Hadith rapporté par `Alî (qu'Allah soit satisfait de lui):
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit: J'étais debout au milieu de la foule qui priait Allah pour `Umar ibn Al-Khattâb, déposé dans son cercueil. Tout à coup un homme, qui se trouvait derrière moi, me saisit par les épaules. Me retournant alors, je vis que c'était `Alî ibn 'Abî Tâlib. Il dit (en s'adressant à `Umar): "Qu’Allah te fasse miséricorde! Je n'ai convoité une place auprès du Seigneur comme j'ai convoité ta place éminente et j'espère bien qu'Allah te placera avec tes deux compagnons (Muhammad et 'Abû Bakr). Que de fois, en effet, ai-je entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire: J'ai été avec 'Abû Bakr et `Umar, j'ai fait (telle chose); je suis allé (à tel endroit) avec 'Abû Bakr et `Umar. C'est pour cela que j'espère bien qu'Allah te placera avec eux deux".
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D’après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Pendant que je dormais, je vis en songe des gens qu'on fit passer devant moi portant des chemises dont quelques-uns leur allaient jusqu'aux seins, alors que d'autres ne leur allaient pas jusque-là. `Umar ibn Al-Khattâb fut un de ceux qui passèrent devant moi et sa chemise traînait à terre". - "Comment interprètes-tu ce songe, ô Envoyé d'Allah?", lui demanda-t-on. - "La chemise symbolisait la religion", répondit-il.
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D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
Le Prophète (pbAsl) a dit: "Pendant que je dormais, on m'apporta (en songe) un bol de lait; je bus jusqu'à ce qu'il me sembla sentir cette boisson s'écouler de mes ongles. Alors, je remis à `Umar ibn Al-Khattâb ce que je n'avais pas pu boire". - "Quelle interprétation donnes-tu de ceci?", demanda-t-on à l'Envoyé d'Allah. -"C'était la science", répondit-il.
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'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire: "Une nuit pendant que je dormais, je me suis vu sur le bord d'un puits auprès duquel était un seau. Je pris ce seau et puisai du puits la quantité d'eau qu'Allah voulut. Ibn 'Abû Quhâfa prit ensuite le seau et puisa un ou deux seaux non sans une certaine défaillance qu’Allah la lui pardonne. Après cela, le (petit) seau se transforma en un grand. Alors Ibn Al-Khattâb le prit. Jamais je n'ai vu l'homme le plus fort parmi les gens puiser de l'eau comme `Umar, de sorte qu'(à la fin) les gens firent reposer (leurs chameaux près de l'abreuvoir, après avoir bu à satiété)".
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D’après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: Je me suis vu (en songe) puiser d'un ancien puits à l'aide d'un seau. 'Abû Bakr se leva et puisa un ou deux seaux d'eau; en éprouvant de la peine. Qu’Allah - à Lui la puissance et la gloire - lui pardonne. Ensuite `Umar prit le (petit) seau qui se transforma en sa main, en un grand. Jamais je n'ai vu l'homme le plus fort étonner les gens par son travail comme lui, de sorte qu'(à la fin) les gens firent reposer (leurs chameaux près de l'abreuvoir, après avoir bu à satiété).
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D’après Jâbir (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: J'entrai au Paradis et j'y vis une maison ou un palais. - "A qui est ce palais?", demandai-je. - "A `Umar ibn Al-Khattâb ", me répondit-on. Je voulais y entrer, mais ce qui m'empêcha de le faire, c'est ta jalousie, (ô `Umar). `Umar se mit à pleurer et s'écria: "O Envoyé d'Allah, pourrais-je être jaloux de toi?".