Dini'Islam

"Certes, la religion acceptée d'Allah, c'est l'Islam...
Et quiconque ne croit pas aux signes d'Allah...alors Allah est prompt à demander compte!" S.3, V.19
   
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Hadiths page 90
  1. Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
    Si seulement les gens font le legs du quart au lieu du tiers, car l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Le tiers et même le tiers est beaucoup".

  2. D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
    `Umar qui avait eu pour sa part une terre à Khaybar, vint trouver le Prophète (pbAsl) et lui demanda des instructions au sujet de laquelle. - "O Envoyé d'Allah, lui dit-il, je possède une terre à Khaybar et jamais je n'ai eu un bien qui me fût aussi précieux. Que m'ordonnes-tu d'en faire?". - "Si tu veux, répondit le Prophète, immobilise le fonds et fait l'aumône de ses produits". `Umar fit aumône de cette terre en stipulant qu'elle ne serait ni vendue, ni achetée, ni héritée, ni donnée. `Umar en fit aumône pour les pauvres, les proches, l'affranchissement des esclaves, la voie d'Allah, les voyageurs en détresse et les hôtes. Il n'y a aucun mal à ce que celui qui administre le "waqf" mange de ses produits selon le bon usage et qu'il en nourrisse un ami, pourvu qu'il ne thésaurise pas.

  3. D'après 'Abd-Allah ibn 'Abî 'Awfâ (qu'Allah soit satisfait des deux), Talha ibn Musrif a dit:
    Je demandai à `Abd-Allah ibn 'Abî 'Awfâ (qu'Allah soit satisfait des deux) si l'Envoyé d'Allah (pbAsl) avait fait un testament et il me répondit que non. - "Mais alors, repris-je, pourquoi a-t-on prescrit aux musulmans de faire un testament? -et selon une variante: leur a-t-on ordonné de faire un testament?". - "Le Prophète a fait son testament, répliqua-t-il, conformément au Livre d'Allah, qu’Il soit Loué et Exalté".

  4. D’après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
    l'Envoyé d'Allah (pbAsl) n'a légué ni un dinar, ni un dirham, ni une brebis, ni un chameau, et donc il n'a pas fait de testament.

  5. Récit rapporté d'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui):
    D'après Sa`îd ibn Jubayr, Ibn `Abbâs dit: "Le jeudi, ah! ce qu'est le jeudi!". Et il se mit à pleurer si fort, que ses larmes mouillèrent les cailloux du sol. Je lui dis: "O Ibn `Abbâs et qu'en est-il du jeudi?". - C'est le jour, reprit-il, où les souffrances de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) devinrent plus vives; ce qui le poussa à dire: "Qu'on m'apporte de quoi écrire, afin que je mette par écrit ce qui, dans l'avenir, vous préservera de l'erreur". A ces mots, une discussion s'éleva; ce qui est inconvenant auprès d'un prophète. On dit: "Est-ce qu'il a le délire? Demandez-lui des explications". Mais lui de dire: "Laissez-moi, ce qui m'occupe maintenant vaut mieux que ce à quoi vous m'invitez. Je vous fais trois recommandations: Expulsez de l'Arabie les polythéistes; accueillez dûment les députations qui viendront (vers vous), comme moi-même je le faisais". Et il n'a pas mentionné la troisième recommandation, ou il l'a mentionnée, mais je l'ai oubliée".

  6. Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
    Sa`d ibn `Ubâda consulta l'Envoyé d'Allah (pbAsl) au sujet d'un vœu que sa mère avait fait et qu'elle n'avait pu accomplir avant sa mort. L'Envoyé d'Allah (pbAsl) lui dit: "Accomplis-le en son nom".

  7. D'après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
    Un jour, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) se mit à nous interdire les vœux en disant: "Ils n'empêchent rien; et servent qu’à soutirer de l'argent à l'avare (Celui qui, par avarice, ne fait pas l'aumône, se trouve amené à la faire par le vœu conditionné dans l'espoir d'obtenir quelque avantage)".

  8. D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
    l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Ne faites pas des vœux. Le vœu n'a aucun effet contre la prédestination. Toutefois, il soutire de l'argent à l'avare".

  9. D’après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
    le Prophète (pbAsl) vit un vieillard qui marchait appuyé sur ses deux fils. - "Qu’en est-il de cet homme?", demanda-t-il. - "Il a fait vœu d'aller à pied (à la Ka`ba)", lui répondit-on. - "Allah, reprit le Prophète, n'a nul besoin de la mortification que s'impose cet homme"; puis, il lui ordonna d’enfourcher une monture.

  10. `Uqba ibn `Amir (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
    Ma sœur avait fait vœu d'aller à pied nu jusqu'à la Maison sacrée, et me demanda de consulter l'Envoyé d'Allah (pbAsl) à ce sujet. Quand je lui demandai son avis, le Prophète répondit: "Qu'elle aille à pied et aussi sur une monture".

  11. D’après `Umar ibn Al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui),
    l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Allah, à Lui la puissance et la gloire, vous défend de jurer par vos pères".

  12. D’après Al-Barâ' (qu'Allah soit satisfait de lui),
    Le dernier verset révélé est: " Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis: Au sujet du défunt qui n'a pas de père ni de mère ni d'enfant, Allah vous donne Son décret:... "

  13. D’après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
    Quand on amenait un mort endetté à l'Envoyé d'Allah (pbAsl), il demandait: "A-t-il laissé quelque chose pour l'acquittement de ses dettes?" Si le mort avait laissé, il fit la prière funéraire sur lui, sinon, il dit à ses Compagnons: "Faites vous-mêmes la prière funéraire pour votre compagnon". Après qu'Allah lui ait donné la victoire dans toutes ses conquêtes, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit: "J'ai plus de droit sur les Croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes. Celui qui meurt (indigent) en laissant une dette, je me chargerai de son acquittement. Celui qui laisse des biens, ils iront à ses successeurs".

  14. `Umar ibn Al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
    Je fis don pour la guerre sainte d'un cheval racé qui m'appartenait; mais, celui à qui il était échu, le laissait dépérir. Je voulus le récupérer pensant qu'il le vendrait à bas prix et j'en parlai à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) qui me dit: "Ne l'achète pas, ne reviens pas sur ton aumône que tu as faite, car celui qui revient sur son aumône est comme le chien qui avale son vomissement".

  15. D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
    `Umar ibn Al-Khattâb fit une aumône d'un cheval pour être monté dans les combats dans le sentier d'Allah; plus tard, le voyant vendu, il voulut le racheter et interrogea à ce sujet l'Envoyé d'Allah (pbAsl). "Ne le rachète pas, répondit celui-ci, et ne reviens pas sur ton aumône".

  16. D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
    le Prophète (pbAsl) a dit: "Celui qui revient sur son aumône est comparable au chien qui retourne à son vomissement pour le manger".

  17. D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
    le Prophète (pbAsl) a dit: "Celui qui revient sur sa donation est comparable à celui qui vomi; puis, mange son vomissement".

  18. D’après An-Nu`mân ibn Bachîr (qu'Allah soit satisfait de lui),
    son père le conduisit auprès de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et dit: "J'ai donné à mon fils que voici un esclave qui m’appartenait". - "As-tu également donné un à chacun de tes enfants?", demanda l'Envoyé d'Allah (pbAsl). - "Non", répondit Bachîr. "Eh bien! reprit l'Envoyé d'Allah (pbAsl), reprends cet esclave".

  19. D'après Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux),
    l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Une donation mobilière viagère appartient à celui qui la reçoit ainsi qu'à sa descendance et ne revient donc plus au donateur. C'est un don auquel s'applique la règle de la succession.".

  20. D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
    le Prophète (pbAsl) a dit: "la donation mobilière viagère est permise".

  21. D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
    l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Un homme musulman qui possède un bien dont il veut disposer par testament, n'a pas le droit de passer deux nuits sans que ses dispositions ne soient mises par écrit par-devers lui".

  22. Sa`d ibn 'Abî Waqqâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
    Pendant le Hajj d'adieu, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) vint me rendre visite au cours d'une maladie qui me mit à deux doigts de la mort. - "O Envoyé d'Allah, lui dis-je, tu vois à quel point je suis malade. Or j'ai une fortune et n'ai pour héritier qu'une fille unique; puis-je en faire aumône des deux tiers?" - "Non", répondit le Prophète. - "De la moitié?", repris-je. - "Non, répliqua-t-il. Donne le tiers et même le tiers est beaucoup. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que de les laisser dans la misère, obligés de tendre la main aux gens. Toute somme que tu dépenses en ayant en vue la face d'Allah, t’assurera une récompense, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme". Je lui demandai: "O Envoyé d'Allah, resterai-je (à La Mecque) après que mes compagnons l'eurent quittée?". Il me répondit: "Si tu demeures dans cette ville pour faire des œuvres pies en vue de la face d'Allah, cela te fera croître en degrés et en considération. Il se peut que tu demeures (en vie longtemps) pour le profit de certains et le préjudice de certains autres. Grand Dieu! Parachève l'Emigration de mes Compagnons et ne les fais pas revenir sur leurs pas. Le malheureux n'est autre que Sa`d ibn Khawla". (Plus tard) l'Envoyé d'Allah (pbAsl) fit son élégie, lorsqu'il mourut à La Mecque.

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