An-Nu`mân ibn Bachîr (qu'Allah soit satisfait de lui) a rapporté qu'
il a entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire (et An-Nu`mân mit ses doigts sur ses oreilles): "Certes ce qui est licite est évident ainsi que ce qui est illicite. Mais entre ces deux catégories, il y a des choses sur lesquelles on peut avoir des doutes et que peu de gens les connaissent. Celui qui se garde des choses douteuses, préserve sa religion et son honneur. Celui qui y tombe, commet ainsi un acte illicite, comme un pâtre qui mène son troupeau paître autour d'un enclos risquant d'y pénétrer. N’est-ce pas chaque souverain a un domaine réservé! Or l'enclos d'Allah sont ses interdictions. En vérité, il y a dans le corps humain un organe, s'il est sain, le corps tout entier sera sain, mais s'il est corrompu, tout le corps le sera entièrement. Eh bien il s'agit du cœur".
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
Un homme étant venu réclamer rudement le règlement de sa créance à l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Sur ce, les Compagnons du Prophète (pbAsl) voulurent le châtier. Et le Prophète (pbAsl) de dire: "Le créancier a le droit de réclamer son dû. Qu'on lui achète un chameau (d’un certain âge) et qu'on le lui donne". "Mais on n'en trouva qu’un meilleur chameau d'un âge plus avancé". "Eh bien! qu'on le lui donne!, s'écria le Prophète, les meilleurs d'entre vous sont ceux qui s'acquittent le mieux de leurs dettes".
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D’après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl), ayant acheté des grains d'un juif à terme, lui donna sa cotte de mailles en fer comme gage.
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Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand le Prophète arriva à Médine, les gens prêtaient sur les fruits pour un an ou deux ans. - "Que celui qui prête sur des dattes, dit alors le Prophète, le fasse après avoir déterminer la mesure, le poids et le terme".
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'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
J'ai entendu l'Envoyé 'Allah (pbAsl) dire: "Le serment fait accroître le débit de la marchandise, mais fait disparaître la bénédiction du bénéfice".
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D’après Jâbir (qu'Allah soit satisfait de lui),
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celui qui a un associé à un terrain, une demeure ou une palmeraie, n’a pas le droit de vendre avant de lui proposer l’achat. Si son associé veut acheter, qu’ils concluent l’achat; et s’il refuse, le partenaire aura le droit de disposer du bien".
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Que l’un de vous n’empêche pas son voisin de planter une poutre dans son mur".
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D’après Sa`îd ibn Zayd ibn `Amr ibn Nufayl (qu'Allah soit satisfait de lui),
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celui qui s'approprie injustement d'un empan d'un terrain, Allah lui en fera un collier (de la pesanteur) de sept terres".
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D’après `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celui qui s'approprie injustement d'un empan de terre, on lui en fera un collier (de la pesanteur) de sept terres".
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D’après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Lorsque vous vous disputez au sujet de la largeur d'un chemin (séparant deux propriétés différentes), faites qu'elle soit de sept coudées".
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D’après 'Usâma ibn Zayd (qu'Allah soit satisfait de lui)
le Prophète (pbAsl) a dit: "Le musulman n'hérite pas de l'infidèle, ni l'infidèle du musulman".
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D’après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui)
le Prophète (pbAsl) a dit: "Attribuez d'abord les réserves aux réservataires et ce qui reste, sera pour le plus proche des mâles".
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Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
Comme j'étais tombé malade l'Envoyé d'Allah et 'Abû Bakr vinrent à pied me rendre visite. Au moment où ils arrivaient, j'eus une syncope. L'Envoyé d'Allah fit ses ablutions et en répandit ensuite de l'eau sur moi. Je revins alors à moi et dis: "O Envoyé d'Allah, que dois-je faire au sujet de mes biens, comment en dois-je les distribuer aux héritiers?". Le Prophète ne me rien répondit jusqu'à la révélation du verset relatif aux successions: " Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis: Au sujet du défunt qui n'a pas de père ni de mère ni d'enfant, Allah vous donne Son décret:.. "
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D'après Al-Barâ' ibn `Azib (qu'Allah soit satisfait de lui),
'Abû Al-Minhâl a dit: L'un de mes associés avait vendu des dirhams en argent livrables à terme - ou au Hajj (temps de la livraison). Il vint me raconter cette affaire. - "Une telle transaction est défendue", m'écriai-je. - "J'ai fait cette vente au marché et personne n'y a trouvé à redire", répondit mon associé. Alors j’allai trouver Al-Barâ' ibn `Azib pour le questionner à ce sujet. - "Quand le Prophète vint à Médine, répondit celui-ci, nous pratiquions ce mode de vente. Mais le Prophète dit: Si le paiement est fait sur place, il n’y aura aucun inconvénient, mais si le paiement est différé à terme, ce sera de l'usure. Va trouver Zayd ibn 'Arqam et questionne-le là-dessus, car il est un grand négociant". J'allai alors interroger Zayd ibn 'Arqam qui me donna la même réponse.
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'Abû Bakra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a interdit la vente de l'argent contre l’argent et de l'or contre l'or à moins qu'il ne soit égalité à égalité. Il nous a ordonnés d'acheter l'argent contre l'or comme bon nous semble et d'acheter l'or contre l'argent comme bon nous semble. Un homme lui demanda (au sujet du mode du paiement) - "De main en main", lui répondit-il. C'est ce que j’ai entendu (de l’Envoyé d’Allah)".
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) installa un agent des Banû `Adî Al-'Ansârî, à Khaybar. Cet agent ayant venu avec des dattes d'une bonne espèce dite janîb, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) lui demanda si toutes les dattes de Khaybar étaient de cette qualité. - "Non, par Dieu, ô Envoyé d'Allah, répondit l'agent; en échange d'un sâ` de ces dattes, nous vendons deux sâ` d'une mauvaise qualité dite jam`". - "Ne fais plus cela, répondit l'Envoyé d'Allah (pbAsl), mais égalité à égalité, ou plutôt vends ces dattes (de qualité médiocre) contre de l'argent, puis de cet argent achète de dattes (de bonne qualité). C'est ainsi qu'on pèse".
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D’après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui):
Bilâl ayant apporté au Prophète des dattes (de bonne qualité) dites barnî, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) lui demanda d'où provenaient ces dattes. - "J'avais, répondit Bilâl, des dattes de mauvaise qualité et j’en ai vendu deux sâ` contre un sa` de barnî pour servir le Prophète (pbAsl)". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) s'écria alors: "Hélas! Mais c'est de l'usure pure! N'agis plus ainsi et, si tu veux acheter des dattes (barnî), vends les dattes (de qualité médiocre) contre de l’argent et achète ensuite des dattes (de qualité supérieure)".
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Récit rapporté d'après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui):
'Abû Nadra a dit: J'ai interrogé Ibn `Abbâs sur le troc de l'or contre l'or, de l'or contre l'argent ou de l'argent contre l'or. Il m'a dit: "L’échange serait-il de main à main?". Quand j'ai répondu par l’affirmative, il a dit: "Il n'y a pas de mal à le faire". J'ai informé alors 'Abû Sa`îd, en disant: "J'ai interrogé Ibn `Abbâs sur le troc de l'or contre l'or, de l'or contre l'argent ou de l'argent contre l'or. Il m'a dit: "L’échange serait-il de main à main?". Quand j'ai répondu affirmativement, il a dit: "Il n'y a pas de mal à le faire". 'Abû Sa`îd a dit: "Est-ce qu'il a dit cela vraiment?! Je lui écrirai à propos de cela: il ne doit pas vous faire des fatwas. Par Dieu, un jour quelques jeunes gens ont apporté des dattes à l'Envoyé d'Allah (pbAsl). L'ayant méconnu, le Prophète a dit: Il semble que ces dattes ne sont pas le produit de notre terre. L'un d'eux a dit: 'La datte de notre terre, ou notre datte cette année était mauvaise, j'ai alors pris cela (la datte de bonne qualité) contre une grande quantité de la nôtre'. Le Prophète s'écria donc: 'C'est de l'usure. N'agis jamais de la sorte. Au cas où tu aurais des doutes sur la qualité de tes dattes, vends-les, puis achète les dattes bonnes que te semblent'.
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Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Dinar contre dinar et dirham contre dirham, égalité à égalité, celui qui donne davantage ou demande davantage est, en effet, un usurier". Je lui fis observer qu'Ibn `Abbâs ne s'était pas exprimé ainsi. "Alors, dit 'Abû Sa`îd, je rencontrai Ibn `Abbâs et lui demandai s'il avait entendu cette prescription de la bouche de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) ou s'il l'avait trouvée dans le livre d'Allah, à Lui la puissance et la gloire". "Je n’ai pas entendu cela de la bouche de l’Envoyé d’Allah et je ne l’ai pas trouvé dans le livre d’Allah, répondit-il, mais, c’est 'Usâma ibn Zayd qui m'a informé que le Prophète (pbAsl) avait dit: Il n'y a usure à moins qu'il n'y ait terme".
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D’après 'Usâma ibn Zayd (qu'Allah soit satisfait des deux)
le Prophète (pbAsl) a dit: "Il n'y a usure à moins qu'il n'y ait terme".