Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Comme on fit mention de l'anathème proférée réciproquement par les deux époux quand la femme est accusée d’adultère, en présence du Prophète (pbAsl), `Asim ibn `Adî dit quelque chose à ce sujet, puis partit. Un homme de sa tribu vint alors le trouver et se plaignit d'avoir trouvé un homme avec sa femme. "Cette épreuve, lui dit `Asim, ne m'arrive qu'à cause de ce que j'ai dit". Puis, il l'emmena chez le Prophète (pbAsl) à qui le mari raconta dans quelle situation il avait trouvé sa femme. Or cet homme avait le teint très jaune, le corps maigre et les cheveux lisses tandis que celui qu'il prétendait avoir trouvé chez sa femme était corpulent, brun et fort en chair. "Grand Dieu, s'écria le Prophète (pbAsl), fais éclater la vérité!" La femme accoucha d'un enfant qui ressemblait à l'homme que le mari avait dit avoir trouvé chez sa femme. L'Envoyé d'Allah (pbAsl) leur fit prononcer les serments d'anathème. Un homme qui se trouvait à cette réunion dit à Ibn `Abbâs: "La femme en question n'est-elle pas celle à propos de laquelle le Prophète (pbAsl) a dit: "Si jamais j'avais dû faire lapider quelqu'un sans preuve, c'eût été cette femme-là". - "Non, répondit Ibn `Abbâs, il s'agissait d'une femme qui scandalisait l'Islam par sa conduite".
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D’après Al-Mughîra ibn Chu`ba (qu'Allah soit satisfait de lui),
Sa`d ibn `Ubâda a dit: "Si je trouvais un homme avec ma femme, je le frapperais de mon sabre et pas avec le plat de la lame". L'Envoyé d'Allah (pbAsl), ayant eu connaissance de ces propos, dit: "Vous êtes étonnés de la jalousie de Sa`d? Par Dieu, je suis plus jaloux que lui et Allah est encore plus Jaloux que moi. C'est à cause de Sa jalousie qu'Allah a interdit les turpitudes aussi manifestes que secrètes. Nul être n'est plus jaloux qu'Allah. Personne n'aime autant qu'Allah l'excuse et c'est à cause de cela qu'Il a envoyé des prophètes pour promettre des récompenses et menacer de châtiments. Personne n'aime plus que Lui la louange et c'est pour cela qu'Allah a promis le Paradis".
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
un homme des Banû Fazâra vint trouver le Prophète (pbAsl) et lui dit: "Ma femme a accouché d’un enfant noir". - "As-tu des chameaux?", demanda le Prophète (pbAsl). - "Oui", répondit l'homme. - "Et de quelle couleur sont-ils?", ajouta le Prophète. - "Roux", répliqua l'homme. - "Y en a-t-il parmi eux de gris?", reprit le Prophète. - "Oui", dit l'homme. - "Et comment cela se fait-il?", demanda le Prophète. - "Peut-être est-ce un phénomène d'atavisme", reprit l'homme. - "Alors, répliqua le Prophète, peut-être en est-il de même pour ton fils".
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D’après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celui qui affranchit un esclave pour la part qu'il en possède et qui disposait de la somme nécessaire pour compléter l'affranchissement, doit faire estimer à sa juste valeur cet esclave et donner à chacun de ses coassociés la somme qui leur revient pour affranchir complètement cet esclave. Si ses ressources ne lui permettent pas d'agir ainsi l'esclave restera affranchi partiellement".
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a formulé la règle suivante au sujet de l'esclave appartenant à deux copropriétaires et que l'un d'eux a affranchi pour sa part: Cet esclave doit être affranchi par lui complètement s'il dispose de l'argent nécessaire (pour rembourser la part du partenaire).
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Le récit de `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle):
D'après Ibn `Umar, `A'icha voulut acheter une esclave pour l'affranchir. Les maîtres de l'esclave lui dirent: "Nous te la vendrons à la condition de garder le droit de patronage (recevoir l’héritage)". `A'icha ayant mentionné cela au Prophète (pbAsl), celui-ci lui dit: "On ne saurait te priver de ce droit, car le droit de patronage appartient à celui qui affranchit".
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Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) a interdit l'aliénation du droit de patronage par vente et par donation.
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D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui):
le Prophète (pbAsl) a dit: "Si quelqu’un affranchit un esclave musulman; Allah délivrera du feu de l'Enfer un de ses membres, contre chacun des membres de l'esclave".
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D’après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a prohibé la vente dite Al-Mulâmasa (conclure la transaction dès que l'acheteur eut touché l’article sans pouvoir l'examiner de près) et celle dite Al-Munâbadha (quand deux hommes se lancent les articles à vendre, la vente s'effectue ainsi sans examen et sans acception réciproque).
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'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) nous a interdit deux sortes de ventes et deux façons de se vêtir. Pour ce qui est des ventes, il a interdit Al-Mulâmasa (laisser l'acheteur toucher l'article sans la lui laisser voir) et Al-Munâbadha (étaler un article à vendre sans laisser au client le temps de la palper ou de l'examiner).
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D’après Zaynab bint Jahch (qu'Allah soit satisfait d'elle):
Zaynab bint 'Abî Salama a dit: Je me rendis chez Zaynab bint Jahch après la mort de son frère. Elle demanda un parfum, s'en oignit et dit: "Par Dieu! Je n'ai pas besoin de me parfumer, mais j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) déclarer en chaire qu' une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier ne devait pas prendre le deuil plus de trois jours, à moins qu'il ne s'agît de son mari et dans ce cas, le deuil est de quatre mois et de dix jours".
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D’après 'Umm Salama (qu'Allah soit satisfait d'elle),
une femme vint dire à l'Envoyé d'Allah (pbAsl): "O Envoyé d'Allah, ma fille vient de perdre son mari et elle souffre des yeux. Peut-elle les enduire de koheul?" - "Non", répondit l'Envoyé d'Allah (pbAsl), à deux ou trois reprises, pour insister sur son refus. Puis, il ajouta: "La durée du deuil est de quatre mois et de dix jours. Avant l'Islam, vous femmes, vous lanciez du crottin à la fin de l'année". (acte de l'époque antéislamique par lequel la femme annonçait la fin de son deuil)
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D’après 'Umm `Atiyya (qu'Allah soit satisfait d'elle),
Le Prophète (pbAsl) a déclaré qu' il n'était pas permis à la femme de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari; dans ce cas, le deuil est de quatre mois et de dix jours. Il ne lui est pas permis non plus de se vêtir des vêtements teints, à moins qu'ils ne fussent en étoffes dites `asb; d’enduire ses yeux de koheul ou de se parfumer, sauf d’un petit peu de qust ou de 'azfâr, après la cessation de ses menstrues.
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D'après Sahl ibn Sa`d As-Sâ`idî (qu'Allah soit satisfait de lui),
`Uwaymir Al-`Ajlânî vint trouver `Asim ibn `Adî Al-'Ansârî et lui dit: "O `Asim, que penses-tu d’un mari qui trouve un homme avec sa femme? Doit-il tuer cet homme et s'exposer par conséquent à la peine du talion, ou que doit-il faire? O `Asim pose-moi cette question à l’Envoyé d’Allah (pbAsl)". `Asim soumit la question à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) qui fut contrarié qu'on lui posât de telles questions et les désapprouva, au point que `Asim fut très peiné d’entendre de tels propos de l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Quand `Asim rentra chez lui, `Uwaymir vint l'y trouver et lui dit: "O `Asim, qu’est-ce que t'a dit l'Envoyé d'Allah (pbAsl)?" - "Rien de bon, répondit `Asim, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a été offusqué de la question que je lui avais posée". - "Par Dieu!, s'écria `Uwaymir, je n'aurai de cesse tant que je ne l'aurai pas interrogé là-dessus". `Uwaymir se rendit donc auprès du Prophète (pbAsl) qui était entouré de fidèles et lui dit: "O Envoyé d'Allah, que penses-tu d’un mari qui trouve un homme avec sa femme? Doit-il le tuer et s'exposer à la peine du talion ou que doit-il faire?" - "Allah, répondit l'Envoyé d'Allah (pbAsl), a révélé des versets du Coran à ton sujet et au sujet de ta compagne. Va donc la chercher et amène-la". Les deux époux, dit Sahl, prononcèrent la formule de l'anathème en ma présence, car j'étais parmi les fidèles auprès de l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Quand ils eurent achevé leurs serments, `Uwaymir dit: "Je lui aurais menti, ô Envoyé d'Allah, si je la gardais". Et il la répudia, par trois fois, sans attendre que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) lui en donna l'ordre.
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D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui):
Sa`îd ibn Jubayr a dit: Pendant le gouvernement de Mus`ab, on m'a interrogé au sujet des conjoints qui doivent - l'épouse étant accusée d'adultère - se lancer les serments d'anathème; prononcera-t-on la séparation entre eux? Comme je ne savais pas comment répondre, je me rendis chez Ibn `Umar à La Mecque. Là-bas, je dis au serviteur: "Demande-moi la permission d'entrer". - "Mais il fait la sieste!", répondit-il. - "Ibn Jubayr, c'est toi?", s'enquit de l'intérieur mon hôte qui eut reconnu ma voix. - "Oui", répondis-je. - "Entre donc! Par Dieu, à une telle heure, ce n'est qu'une question urgente qui t'a amené ici". Quand je fus entré, je trouvai Ibn `Umar étendu sur un bât et se servant d'un oreiller bourré de fibres de palmiers. - "'Abû `Abd-Ar-Rahman!, demandai-je, les époux qui prononcent les serments d'anathème (pour confirmer ou dénier l'acte d'adultère), doivent-ils se séparer?" - Gloire et pureté à Allah! Oui! Cette question a été posée la première fois au Prophète par untel ibn untel; celui-ci s'était exprimé comme suit: O Envoyé d'Allah, que penses-tu du mari qui voit sa femme commettre le grand péché (d'adultère)? Ce serait une affaire épineuse et pesante, aussi difficile à en parler qu'à la laisser passer sous silence! - Le Prophète (pbAsl) garda le silence et s'abstint de répondre. Plus tard, l'homme vint trouver le Prophète et lui dit: Me voici éprouvé personnellement par la même question sur laquelle je m'enquérais auparavant! - Des versets traitant cette cause furent révélés dans la sourate An-Nûr: " Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses,... " Le Prophète récita ces versets à l'homme et procéda à calmer sa révolte par les conseils et le rappel des prescriptions et des recommandations divines. Il lui fit savoir que le châtiment de l’ici-bas est beaucoup moins pénible que celui de l'au-delà -'Non, par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je n'ai point menti sur son compte', dit l'homme. Le Prophète fit ensuite venir la femme accusée d'adultère, l'exhorta de même, lui rappela les prescriptions et les recommandations divines et l'avisa que le châtiment de l’ici-bas est beaucoup moins pénible que celui de l'au-delà. 'Non, par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, il est menteur', s'exprima-t-elle. Le Prophète commença, alors, par l'époux: celui-ci fit une quadruple attestation par Dieu qu'il est du nombre des véridiques et la cinquième est que la malédiction d'Allah tombe sur lui s'il est du nombre des menteurs. A son tour, la femme atteste quatre fois par Dieu qu'il (son mari) est certainement du nombre des menteurs et la cinquième (attestation) est que la colère d'Allah soit sur elle, s'il était du nombre des véridiques. Le Prophète prononça enfin la séparation des deux conjoints.